Témoignage
Article par Nancy Ricard, (21 december, 2008)
Le 13 décembre dernier, nous avons toutes trois passé le grade du 10ième kyu, ceinture orange… Marie-Léo (5 ans), Jeanne (7 ans), et moi-même, Nancy (41ans) avons débuté nos séances de karaté en septembre 2008. Les motivations de départ étaient nombreuses: satisfaire une curiosité, faire travailler le corps autrement, favoriser la concentration et l’équilibre, et développer des réflexes de défense. De plus, quelle joie que de découvrir une nouvelle discipline avec mes filles, toutes trois sans aucune expérience, ni même connaissance. Malgré le fait que nous étions déjà très actives, nous avons rapidement été mises au défi, au cœur d’une nouvelle culture. Les mouvements n’étaient pas familiers, l’effort physique exigeant et les termes japonais! Les katas demandaient une concentration sans faille et l’équilibre n’y était pas. Nous réalisions dès le départ que la route que nos avions choisie serait ardue. De plus, je me demandais : pourquoi ajouter des examens, nous sommes déjà très sollicitées à l’école, au travail? Mais à chacun de nos entrainements surgissait des moments de pure satisfaction, physique et mentale. Nous avons donc persévéré, et fourni les efforts additionnels afin de bien performer lors de la journée de l’examen.
Il faut aussi parler de l’esprit du dojo, inspiré par Sensei Luciano qui est épaulé par Sampai Marisa. Leur passion pour le karaté est débordante. Nous ressentons ainsi cette touche personnelle bien sincère, ainsi que les valeurs qu’ils veulent transmettent et qui nous portent à fournir de grands efforts, au dépassement, et à la réussite. Ils parviennent à trouver l’équilibre entre la discipline, le respect, l’encouragement, et la valorisation de chaque élève. Quelle fierté pour un enfant que de recevoir des félicitations de son Sensei, de Sampai…il en parlera pendant plusieurs jours et ça restera imprégné dans son esprit. En fait, pour l’adulte aussi!…De plus, c’est pour moi un plaisir et très enrichissant que de côtoyer des partenaires de tous les âges et de différents niveaux, et je me réjouis de leur réussite. Encore plus de fierté à partager!
Quant à notre examen de 2 heures, nous étions prêtes. Nous connaissions les mouvements, et nous étions motivées toutes les trois. Nous n’avions qu’une chose en tête : on y va jusqu’au bout, pas question d’abandonner. Les filles étaient anxieuses, mais heureuses. Tout au long de l’examen, nous étions très conscientes du sérieux de l’événement, des exigences à rencontrer et en même temps, nous nous sentions grandement supportées par nos maîtres, partenaires et parents.






